Nicolas
L'université c'est surtout pour picoler. Je m'appelle Nicolas et je suis étudiant. Et pas juste étudiant, je suis un bon étudiant.
Pour être un bon étudiant, c'est facile. D'abord, il faut manger beaucoup de pâtes: des farfalles, des macaronis, des spaghetti, des tagliatelles, ... On peut agrémenter les pâtes avec de l'huile d'olive ou du ketchup, et même du parmesan si on se sent l'âme bourgeoise. En plus des pâtes, les deux éléments les plus importants du régime du bon étudiant sont la cigarette et l'alcool. Remplir des cendriers le plus vite possible, que l'on vide le plus rarement possible, est une pratique à acquérir le plus tôt possible. L'alcool doit être consommé de la manière la plus déraisonnable possible: bière premier prix pour commencer, shot de vodka à l'étiquette marquée en grand « Vodka » et au goût de médicament ensuite. Pas de place pour diluer, à moins d'être une étudiante. Dans une combinaison idéale, après avoir rempli moult cendriers et vidé moult canettes et bouteilles, on trébuche sur sa table basse Ikéa et renverse une portion copieuse de mégots et cendres sur son lit. Lorsque la consommation d'alcool atteint son paroxysme, on s'allonge langoureusement dans son nid nicotinique en attendant l'inévitable alarme lancée par la vessie. Pas de panique, le trajet jusqu'au toilette est optionnel. Quand vient l'heure de se lever - par exemples parce que votre colocataire vient de cuisiner une plâtrée de succulentes pâtes mayo et aromates Knorr - ne pas oublier de valider votre journée de bon étudiant; une traînée de vomis sur votre marinière ou vos chaussures bateau est un sceau de qualité inégalable. Allez vite rejoindre vos camarades, une nouvelles journée de bon étudiants vous attend!